PAYGRAPHIE

Essentiellement sur papier mais également sur les murs d’une galerie ou dans l’espace public, la pratique d’Alban Gervais dessine un monde incertain aux contours sensibles : la Paygraphie

Aiguiller la rétine

Depuis ses années d’études à l’école des Arts décoratifs de Strasbourg, Alban Gervais interroge la définition du paysage à travers le design graphique. Comme l’architecte qui doit être un regardeur professionnel, le graphiste arpente les territoires en quête d’images, de signes, d’objets et les soustrait à tous repères géographiques afin de dessiner un commun, lieu équivoque et polysémique. Révélées ou non, ses images consignent des états d’âmes à travers des prises de vue singulières.

La nature et la géométrie comme dialectique

Au panorama, Alban Gervais préférera le détail. Certaines images proposent de divaguer dans des paysages vastes et ouverts et d’autres de regarder la géométrie du bâti ou de l’urbain. À la démonstration, il optera pour la suggestion. Les pièces réalisées deviennent prétextes à une invitation au voyage vers un monde incertain aux contours sensibles, une initiation à une géographie affective et poétique.

Expérimenter et composer : techniques & collaborations

En “paygraphie”, Alban articule exploration géographique, photographie et techniques d’impressions. Il produit des images et expérimente avec une approche de plasticien dans les lieux où il est invité à exposer. Pour partager ces multiples espaces de travail, il collabore avec les scénographes-plasticiens Johann Maheut et Géraldine Trubert, l’écrivain Sébastien Dufay et le graphiste Sylvain Aubry.